mémoire et concentration
L’attention• L’attention est l’état dans lequel toutes nos ressources
perceptives deviennent disponibles et s’orientent vers la
recherche et l’enregistrement des informations susceptibles
d’êtres utiles
• C’est un état de réception, de disposition et de préparation
mentale (de façon soutenue : « vigilance »)
• Cette disposition facilite l’écoute en classe et une prise de
notes efficace
• L’attention joue un rôle de filtrage pour une certaine portion
de l’information. Elle permet d’autres habiletés cognitives,
dont l’analyse, la recherche et l’enregistrement de
l’information.
L’attention
• L’attention implique une perception accrue; plus il y a de sens
impliqués et plus il y aura rétention de l’information (mémoire)
• Chaque modalité (façon d’absorber l’information) à aussi un
lien plus ou moins fort avec la mémoire
• D’après les recherches, on retient :
– 10 % de ce qui est lu (lettres, mots)
– 20 % de ce qui est lu et écouté
– 30 % de ce qui est vu (objets)
– 50 % de ce qui est vu et écouté (cours, télé)
– 70 % de ce qui est dit (ce qu’on dit soi-même)
– 90 % de ce qui est fait
L’attention
• L’attention est un processus quasi-automatique qui est par contre, facilement
détournée par :
– Des facteurs externes
• Déficit de nos sens (vue, ouïe, etc.)
• Information attrayante (stimulation visuelle, auditive, etc.)
– Facteurs internes
• Nos propres pensées
• Au niveau cérébral : niveau d’activation
– Ondes Bêta (lorsque l’on est éveillé)
– Ondes Alpha (lorsque l’on dort ou lors d’un état de relaxation)
Solution : Il faut être actif pour être attentif**
• Si la tâche est monotone, répétitive ou pour laquelle nous avons peu d’intérêt, nous
risquons de devenir passif mentalement et c’est alors qu’on perd le fil et qu’on
« tombe dans la lune»
• Être actif signifie qu’il ne faut pas simplement se laisser « frapper » par l’information,
mais aller à sa recherche
L’attention
• Par exemple pendant un cours universitaire magistral qui nous intéresse
peu, il faut faire un effort conscient pour réactiver les actions mentales
– Se poser des questions
– Se faire des images mentales
– Changer notre disposition psychologique
– L’importance de la lecture préalable : si nous avons fait la lecture du
texte avant le cours, il sera plus facile de se « reconnecté » si nous
avons eu une phase d’inattention
– Prendre des notes
– Organiser les idées sous forme de schémas;
– décrocher volontairement (regarder dehors, prendre conscience de sa
position, de sa respiration, se relaxer) pour mieux raccrocher dans la
minute qui suit;
– suivre l'exposé en suivant dans le manuel du cours;
– noter les pensées distrayantes sur une feuille de papier;
– Faire des liens avec vie de tous les jours, avec emploi futur, avec
travaux de fin de session, avec autres cours.
Attention et autorégulation
métacognitive
• Devenir conscient qu’on « décroche »
• Mieux on détecte que notre esprit est rendu ailleurs, plus vite
on fait le choix soit de « raccrocher » soit de quitter,
momentanément (pause) ou définitivement (changement
d'activité)
• Langage interne : discours intérieur qui accompagne notre
fonctionnement cérébral; nous pouvons le contrôler pour
revenir à la tâche
• Imagerie mentale: une forme de discours mental dont on
peut se servir pour faire des liens, des associations, créer un
schéma ou inventer un exemple
L’attention
• Ce qui affecte l’attention:
– Problèmes sensoriels (auditifs, visuel)
– Des problèmes de santé
– Des perturbations du sommeil
– Notre système attentionnel est conçu pour enregistrer et
rechercher l’information qu’il juge utile ou nécessaire
(mesure de protection)
– Notre cerveau associe être ‘intéressant’ à être ‘utile’;
l’enregistrement de cette information se trouve donc
facilitée
– Motivation
– Préoccupations personnelles
Concentration
• La concentration est complémentaire à l’attention (parfois un
précurseur)
– Isoler le cerveau des stimulations non pertinentes
– Fournis l’énergie pour faire les tâches correctement
• L’attention est une fonction presque automatique alors que la
concentration ne l’est pas, elle est une action consciente qui
demande plus de ressources
• Nous avons une capacité limitée de concentration
• Plus la tâche est complexe, nouvelle, abstraite, rebutante et
de faible qualité perceptive (textes écrits petits, tassés, sans
divisions apparentes, etc.), plus grand est l'effort d'attention et
de concentration à fournir, et plus rapide la fatigue à venir
Perte d’attention et de
concentration
• Comment ça se manifeste:
• « Décrocher » pendant une lecture et s'apercevoir qu'on vient de
lire une page ou deux en pensant à autre chose, et qu'on n'a
aucune idée de ce qu'on vient juste de lire
• Être attiré par des stimuli extérieurs non-pertinents
• Tomber en état d'hypnose durant un exposé magistral et écouter
sans enregistrer la moindre information
• Être obsédé par une idée récurrente pendant une période d'étude,
une pensée qui nous hante et nous empêche de nous concentrer
dès qu'on se remet au travail
• L'emballement lors d'un travail, le trop-plein d'enthousiasme et le flot
d'idées généré entraînant un niveau d'excitation interne
incompatible avec la poursuite du travail lui-même
Concentration: facteurs favorables
• Concentration varie selon:
– Personne n’a l’autre
– La réserve d'énergie disponible
– Difficulté de la tâche
• La capacité minimale souhaitable: 20 minutes: en bas de ça, il y a
place pour de l’entraînement
– Des pauses régulières (ex : 10 min. par heure de travail
soutenu) sont souhaitables pour la récupération et l'assimilation
– Calculer son temps de concentration
• Utiliser des périodes de concentration morcelée
– Se donner des pauses après effort de concentration
– L'organisation du travail :. En développant une organisation
personnelle de son travail (temps, espace, outils), on peut
favoriser la mise en route immédiate et minimiser les dépenses
d'énergie relatives à l'effort de concentration.
– Débuter la concentration dans les 30 secondes
Concentration
• Comme la concentration demande de
grandes ressources, il est préférable de ne
pas éparpiller ses énergies et de se créer
un environnement favorable à la
conservation de cette énergie
– Silence total / bruit / musique
• Un bruit modéré peut servir de tampon par rapport
aux variations de bruits donc améliorer la
concentration ex: musique sans paroles
Exercice de concentration
• Pratique pour entrer en concentration plus
rapidement:
– Objet (commencer par deux minutes)
– Compte à rebours (100-97-94-91…)
– Exercice de visualisation (concentrer sur une
image et écrire les mots qu’elle vous évoque)
– Exercice de déplacement spatial (maison)
– Exercice auditif (recopiez 4 lignes d’une
chanson ou d’un texte) – enlevez tous les ‘e’
et le lire à haute voix; enlevez tous les ‘s’, etc.
Problèmes liés à la concentration
• Fatigue mentale
• Stress et anxiété
• Caractéristiques de l’environnement
• Problèmes personnels
– Les expectatives pessimistes : l'anxiété, la peur de
l'échec, un niveau élevé de stress nuisent à la
concentration.
– Les attitudes négatives : le manque d'intérêt pour la
tâche, un langage intérieur démobilisant, la lenteur à
démarrer rendent l'attention et la concentration
difficiles. Plus on se dégoûte de faire une tâche et
plus elle semble traîner en longueur.
Concentration et impulsivité
• Apprendre prend du temps
• L'apprentissage se mesure à ce qui reste en mémoire:
des connaissances et des habiletés accessibles et
applicables en temps et lieu
• L'assimilation d'une matière nouvelle est un processus
de construction et de reconstruction progressive
• L'impulsivité rend inattentif aux détails, on ne prend pas
le temps ni d'enregistrer les informations, ni de les traiter
en profondeur. L'attention est focalisée sur la vitesse et
le nombre de pages à parcourir. On écoute, on lit, mais
on ne retient rien
Êtes-vous visuel ou auditif ?
1. Pensez à un ami ou un parent
a. Voyez le se tenant devant vous
b. Imaginez-le en train de rire
2. Visualisez une coupe de fruits
3. Imaginez le claquement d’une porte de voiture
4. Visualisez la maison de votre enfance
5. Imaginez le bruit d’une voiture au démarrage
6. Voyez une plage de sable blanc
7. Imaginez le son de la voix de votre meilleur(e) ami(e)
8. Imaginez-vous contemplant la vitrine d’un magasin
9. Entendez votre chanson préférée
10.Voyez un écran vide de télévision
11. Imaginez le son d’un aboiement de chien
12.Visualisez-vous assis à votre bureau
13. Imaginez le grondement d’un avion
14. Imaginez-vous attablé à votre restaurant préféré
15.Entendez le bruit d’une fourchette sur une assiette
16.Voyer une superbe fleur de jardin
17. Imaginez un coup de revolver
Représentation très
claire = 4pts
Représentation claire
= 3pts
Représentation
relativement claire
= 2pts
Représentation peu
claire = 1pt
Quelques principes d’une bonne
mémorisation
• L’intérêt : Pour ce qu’on veut mémoriser et apporter à la conscience,
la volonté de se souvenir
• La sélection: Le plus important, laissez tomber les détails
• L’attention: être attentif à ce que l’on veut mémoriser
• La compréhension et la réorganisation de la matière plus
schématique
– Relier les idées entre-elles (fil conducteur)
– Rattacher à des idées déjà connues
– Trouver des exemples pertinents
– Organiser sous un autre format
• Éviter les interférences en vous concentrant sur un petit bloc de
connaissances à la fois
• Lire certains passages à haute voix (surtout pour les auditifs)
• Attitude mentale positive et implication
– Avoir conscience de nos blocages
– Ne pas se laisser influencer par des préjugés sur des éléments inutiles
• La pratique
Trucs mnémotechniques
• Faire des catégorisations : regrouper des éléments
• Pour les éléments abstraits, on leur associe des images concrètes.
– Ex: Fidélité (bague de mariage) et validité (permis de conduire)
• L’association visuelle avec un itinéraire
– Chaque élément sur la route est associé à un élément
• Images saugrenues (exagérée et hors de l’ordinaire)
• Associations verbales :
– Les rimes peuvent être un outil très puissant;
– Les acronymes agglutinent la première lettre de quelques mots
pour en faire un ou quelques mots; Ex: STL PD pour vous
souvenir de l'ordre des types de mémoire.
– Les premières lettres d’un ensemble de données peuvent être
agencées pour faire des phrases. « Sur la Table Longue, il y a
un Petit Dinosaure »
Exercice pour améliorer la mémoire
• Réveil matin mental ou rappel à une heure
précise
• A la fin de la journée, se remémorer les
détails de notre journée
• Quand on rencontre des gens nouveaux,
on fait une association avec son nom
(quelqu’un qu’on connaît, une image, un
mot qui sonne comme..)
Exercice pour améliorer la mémoire
• Étudier une scène et tenter de se remémorer le
plus d’éléments possible
Motivation
• Reliée à l’attention, la concentration et la
mémoire
• Intérêt à la matière
– Parfois, on ne voit pas l’application
– Dépassé par trop d’études en même temps, perd
l’objectif ultime
• Truc:
– Faire des liens autant que possible avec des choses
concrètes ou carrière future.
– Garder une attitude positive même si le cours ne
nous intéresse pas
– Se donner des récompenses
Trouble déficitaire de l’attention
• Trouble développemental neuro-chimique
– Transmis génétiquement
– 1-3 % des adultes
– Aucun lien avec l’intelligence
• Manifestations: inattention, impulsivité,
hyperactivité
– aux études: désorganisation
• Solutions: stratégies compensatoires et
parfois médication
Références
• Devenir efficace dans ses études. Christian Bégin (1992). Édition
Beauchemin. 200p. + cahier d’exercices.
• Réapprendre à apprendre. Denis Bertrand et Hassan Azrour (2004).
Édition Guérin, 717p.
• Savoir Plus: outils et méthodes de travail intellectuel (2006). Édition
Chenelière Éducation, 230 p.
• La lecture rapide, perfectionnez votre mémoire, l’art de trouver des
idées. Joyce Turley, Madelyn Burley-Allen, Carol Kinsez Goman
(1999). Les encyclopédies de la réussite. 234p.
• Améliorer sas concentration. Philippe Aurence (2007). Les éditions
Québecor.
• http://web2.uqat.ca/profu/textes/strat_app/05concentration.htm


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